mardi 13 novembre 2012

D. Deschamps: "J’ai voulu le reprendre dans le groupe pour le revoir."

Didier Deschamps aimerait néanmoins que les affinités se créent à côté et dans le vestiaire. C’est aussi pour ça que le sélectionneur a rapidement appelé Gourcuff, à peine remis d’une blessure à la cheville qui lui a gâché son été et son début d’automne. 

“J’attends de lui ce que je le vois faire avec l’Olympique Lyonnais, avait confié DD, quelques minutes avant le passage de son joueur. J’ai voulu le reprendre dans le groupe pour le revoir. Sur le terrain, dans la vie de groupe, il faut qu’il soit naturel, comme il l’est avec son club.” 

Dès l’arrivée de Gourcuff au château, ce dernier s’est entretenu avec le sélectionneur national. Sans doute pas seulement pour parler de cette cheville qui le tiraille encore un peu et qui l’empêche d’être tout à fait à 100% de ses capacités. 

 Source: Eurosport

EDF: Yoann Gourcuff revient.

Yoann Gourcuff a toujours entretenu une relation particulière avec l’équipe de France et c’est fidèle à son caractère réservé qu’il a évoqué, lundi, avec beaucoup de pudeur, son retour en Bleu après avoir été écarté juste avant l’Euro. 

En mai dernier, après l’avoir convoqué pour un stage de préparation, Laurent Blanc avait finalement décidé de ne pas retenir le milieu de terrain lyonnais dans sa liste de 23 joueurs appelés à faire le voyage en Ukraine. Plutôt que de vivre cet épisode comme un traumatisme, Yoann Gourcuff a préféré prendre les choses avec beaucoup de détachement. 

“Je ne le considère pas comme un moment très important de ma carrière. Je m’étais préparé au mieux. Des choix ont été faits. Je ne me pose pas trop de questions. Je suis passé à autre chose”, a-t-il raconté en conférence de presse lundi pour son grand retour à Clairefontaine. 

Prié de dire s’il était ému d’avoir été rappelé en sélection par Didier Deschamps et de revenir au “Château”, Yoann Gourcuff a répondu avec mesure. “L’émotion, c’est un grand mot. Je suis content d’être ici. On va essayer de profiter de ces trois jours au maximum. Je suis content d’être là”, s’est-il contenté de dire dans un premier temps. 

Quand on lui a demandé ce qui avait changé chez lui entre l’été dernier et cet automne, le milieu de terrain a botté en touche, comme pour se protéger et ne surtout pas parler de lui. “Il faut prendre conscience de la chance qu’on a. On est des privilégiés”, a-t-il fini par lâcher avant d’en dire un peu plus sur son caractère. “Chacun a son mode d’expression. Moi c’est le terrain, c’est là que j’arrive à m’exprimer et que je peux partager les choses avec les coéquipiers. Il me semble que c’est le plus important. Chacun son caractère”, a-t-il enchaîné.

Source: Reuters

B. Gomis: "Je le sens plus épanoui dans sa vie d’homme."

C'est son compère à l’OL Bafétimbi Gomis, lui aussi désigné pour passer en conférence de presse lundi, qui s’est avancé à parler le plus de Yoann Gourcuff et de son retour au premier plan. 

“Je pense qu’il semble plus heureux. Le départ de certains cadres à Lyon fait qu’il peut prendre plus la parole”, a-t-il expliqué. “Je le sens plus épanoui dans sa vie d’homme. Il grandit aussi. C’est sa troisième saison à Lyon, il a besoin de se sentir aimé, chose qu’il est à Lyon. C’est vrai qu’il est un peu réservé mais il faut le prendre comme il est : un bon co-équipier et pour moi, un très bel ami”, a poursuivi l’attaquant lyonnais. “Je suis content pour lui. Je le vois au quotidien, il travaille beaucoup, il a eu beaucoup de pépins physiques. Il a fait des efforts pour revenir et je pense que cela va lui faire du bien.”

Source: Reuters

dimanche 11 novembre 2012

Sochaux-Lyon: Yoann Gourcuff sur le banc.

Titulaire lors des trois derniers matches de l’OL, notamment jeudi sur le terrain de Bilbao, Yoann Gourcuff retrouve le banc de touche pour le déplacement des Gones à Sochaux, ce dimanche après-midi, pour le compte de la 12e journée de Ligue 1. Clément Grenier également remplaçant, c’est Steed Malbranque qui occupera le poste de numéro 10. Alexandre Lacazette et Rachid Ghezzal, titularisé pour la première fois en championnat, accompagnent Lisandro Lopez en pointe, alors que Bafé Gomis est sur le banc. Samuel Umtiti, latéral gauche au Pays basque, garde sa place dans l’équipe mais dans l’axe, en l’absence de Dejan Lovren, suspendu.

Source: Football.fr

samedi 10 novembre 2012

Pierre Ménès prend la défense de Yoann Gourcuff.

" Et puis il y a une équipe qui me plaît beaucoup - que ce soit en Ligue 1 ou en Europa League - c'est Lyon. A San Mamez, on a assisté à un match aussi palpitant qu'à l'aller, et ce n'est pas peu dire. Les Lyonnais menaient 2-0 à la mi-temps, avec pas mal de réussite c'est vrai, car Bilbao - qui n'est que 15e en Liga - s'est créé beaucoup d'occasions et s'est heurté à un Vercoutre parfois en état de grâce. 

Mais Lyon a fait preuve de réalisme dans ce premier acte, avec un but de la tête de Gomis sur un coup-franc de Gourcuff et un second but signé du même Gourcuff, qui a fêté comme il se doit son retour chez les Bleus. A ce propos, quand je vois les réactions des gens sur Twitter, je reste stupéfait par le dénigrement - qui confine parfois à la calomnie - que suscite ce garçon. 

Ce garçon qui, rappelons-le, n'a rien fait à personne et dont le comportement humain me paraît quand même d'un autre standing que celui de la plupart de nos chers internationaux. En tout cas, sur ce match, même les sceptiques reconnaîtront qu'il évolue déjà à un sacré niveau. Et on s'aperçoit qu'en fait, sa blessure au genou n'a pas cassé la dynamique qui était la sienne en tout début de saison."

Source: Pierre Ménès

Lyon: Conférence de presse de Yoann Gourcuff

A deux jours du déplacement à Sochaux en championnat, Yoann Gourcuff s’est présenté face aux médias. L’occasion d’évoquer brièvement sa convocation en Bleus, sa bonne forme actuelle et cet OL version 2012-13 qui séduit. Yoann, vous avez eu le droit jeudi à une journée riche en évènements (sélection en A puis victoire en Ligue Europa avec un but à la clé). 

Comment avez-vous vécu ça ? 
Yoann Gourcuff : Il s’agissait d’une journée habituelle de match. Que ce soit pour l’équipe ou pour moi, rien n’a changé. Nous étions concentrés sur le match. Nous sommes heureux d’avoir pu remporter cette rencontre à Bilbao (2-3) qui restera comme une référence au niveau de l’état d’esprit. Malgré tout, le retour en équipe de France doit vous faire plaisir … Oui. Ça va bien ! J’arrive à enchaîner les entraînements et les matches. C’est une bonne chose. J’espère pouvoir bien récupérer et l’équipe également afin de bien préparer le déplacement à Sochaux. On pensera à la sélection en temps voulu. Je souhaite avant tout me focaliser sur le match à Sochaux qui sera important pour nous dans l’optique de rester dans le haut du classement. 

 Vous attendiez-vous à revenir aussi vite chez les Bleus ? 
Je ne me pose pas de questions. Quand je suis blessé, je pense surtout à revenir le plus rapidement possible sur les terrains. Je suis content de pouvoir jouer et m’entraîner. Je pense avoir fait une bonne rééducation et du bon boulot durant cette période. Je suis content, j’espère enchaîner. Avez-vous retrouvé 100% de vos sensations ? Non. Il y a encore beaucoup de travail. Souvent, la performance des joueurs est liée à la performance collective de l’équipe. Physiquement, ça se passe bien mais j’ai encore beaucoup de progrès à faire. J’ai besoin d’enchaîner les matches pour retrouver toutes mes sensations et mieux gérer mes efforts. 



Qu’est-ce qui a changé cette saison ? 
Je pense que l’environnement qui est différent par rapport à moi. Personnellement, je n’ai jamais changé. J’ai toujours travaillé depuis que je suis footballeur professionnel. Ceux qui me côtoient au quotidien peuvent en témoigner. Maintenant, il y a un environnement, que ce soit au club ou à l’extérieur, qui fait que j’ai plus de tranquillité. On cherche moins de problèmes me concernant. Avez-vous le sentiment que les autres joueurs ont un regard différent sur vous ? Je ne sais pas. Moi, je fais juste un constat : c’est différent autour de moi. Peut-être qu’à cause de ma blessure, j’ai pu me soigner tranquillement et on n’a pas vraiment parlé de moi à ce moment-là. Au sein du club, le contexte est différent. Avant, j’étais épié. Dès que je faisais quelque chose, c’était interprété de la manière la plus négative possible. Aujourd’hui, je fais les mêmes choses et ça devient positif. 

L’idée n’est-elle pas de s’ouvrir davantage aux autres ? 
Je reste moi-même. Concentré sur le football, mon métier, ma passion … Après, en effet, quand il y a des sensations avec le ballon et que le physique revient, cela me permet de me détacher, d’être plus serein, plus décontracté avec les autres. Mais il faut aussi respecter ma personnalité. Je reste quelqu’un de discret, que ça aille bien ou pas. Après, les gens font des amalgames et interprètent le fait que je ne souris pas. On dit tout et n’importe quoi sur moi. Parfois, je peux ne pas sourire parce ce que je suis concentré sur mon travail et à la recherche de sensations. 

Qu’est-ce qui a motivé votre prise de parole face au groupe en début de saison ? 
Oui, j’ai parlé face au groupe le jour de mon anniversaire. J’ai simplement expliqué ma façon d’être et ma manière de faire au quotidien. En essayant de préciser qui j’étais et pour ne pas qu’il y ait de mauvaises interprétations ou d’amalgames. J’ai expliqué que j’étais là pour bosser et que même si j’étais quelqu’un de discret dans la vie, j’étais quelqu’un de collectif sur le terrain. Contrairement ce que j’ai pu lire, je n’ai pas remis en cause mon comportement par rapport aux saisons précédentes. 

Parler, était-ce un besoin ? 
Pas forcément ! C’est surtout la tradition lors d’un anniversaire. Soit faire un discours, soit chanter une chanson… J’ai parlé. Comme je ne m’exprime pas souvent, c’était l’occasion. Nous faisions un bon stage de préparation à Tignes. Beaucoup de gens parlent pour moi mais ne me connaissent pas. Je voulais juste éclaircir certaines choses, vis-à-vis du groupe, du staff… 

Expliquer qui je suis et que les gens ne se fient pas à ce qu’il peut se dire. Avez-vous le sentiment que ce sont vos vrais débuts avec l’OL ? 
Non. Je fais quand même partie de l’équipe qui a gagné un trophée la saison passée ! On a aussi fait de belles campagnes en Ligue des champions. Il y a quand même eu de bonnes choses avec Lyon ! Ce n’est pas un nouveau départ. C’est ma troisième saison au club et je n’aimerais pas qu’on l’oublie. Retrouve-t-on le grand Yoann Gourcuff de Bordeaux ? Pour l’instant, je n’ai fait que trois ou quatre matches. C’est trop tôt pour le dire ! Il n’y a pas de comparaisons à faire. Chaque saison est différente. Bordeaux, c’était Bordeaux. Aujourd’hui, je suis à Lyon et je reviens juste de blessure. N’allons pas plus vite que la musique ! Je n’ai pas d’objectifs très élevés. Si ce n’est de ne pas me blesser à nouveau, de pouvoir enchaîner les entraînements et les matches. 

Pensez-vous que l’OL puisse aller titiller le PSG, grand favori du championnat ?
Je ne sais pas ! Pour l’instant, la saison est très positive. Je pense que la préparation a été très bonne et que cela a engendré un bon début de saison. Les choses s’enchaînent, l’équipe prend confiance, un trophée est gagné… Tout ça donne confiance individuellement et collectivement. On a bien démarré en championnat et en coupe d’Europe. Il faut continuer. La saison est encore longue. Le seul point noir est notre élimination en Coupe de la Ligue mais sinon, ça se passe bien. Le groupe est riche qualitativement et quantitativement. Tout est positif.

Source: Sport24

Le groupe lyonnais pour Sochaux

Vercoutre, Lopes – Réveillère, Dabo, Umtiti, Bisevac, B.Koné – Fofana, Gonalons, Mvuemba, Grenier, Malbranque, Gourcuff, Ghezzal – Benzia, Lacazette, Lisandro, Gomis, Novillo. 

Fabian Monzon,Michel Bastos et Jimmy Briand sont absents. Dejan Lovren est suspendu.

vendredi 9 novembre 2012

Yoann Gourcuff évoque son retour en Bleu.

Buteur et passeur décisif contre l’Athletic Bilbao (2-3, 4e journée de l’Europa League), le meneur de jeu de l’Olympique Lyonnais Yoann Gourcuff a confirmé son bel état de forme. Un retour au sommet qui l’enchante.

Un coup franc déposé sur la tête de Bafetimbi Gomis, un but de renard des surfaces après un ballon mal repoussé par le gardien Iraizoz, une combativité de tous les instants et une qualité technique toujours au rendez-vous : Yoann Gourcuff (26 ans) a sorti un gros match hier soir, participant activement au succès de prestige de l’Olympique Lyonnais sur la pelouse de l’Athletic Bilbao (2-3, 4e journée de l’Europa League). Forcément, le meneur de jeu est aux anges.

 « Ce n’est pas évident de gagner à Bilbao. On a été bons dans l’état d’esprit, l’équipe n’a jamais lâché dans les moments difficiles. C’était important d’afficher un tel état d’esprit et tant de générosité face à Bilbao. Il y a eu quelques séquences de jeu intéressantes et mettre trois buts ici n’est pas anodin », a-t-il confié au site officiel des Gones. Le quotidien sportif espagnol As a aussi adoré la prestation du n° 8, « un crack retrouvé », « motivé comme un jeune premier » à « la qualité technique intacte ». 

L’intéressé reste lui mesuré, même si la notion de plaisir retrouvé transpire de ses propos. « Je suis content de mon retour, tout se passe bien, je prends pas mal de plaisir avec Lyon », a-t-il ajouté, lui qui sort de trois matches aboutis sous les couleurs rhodaniennes. Tout va donc pour le mieux pour le natif de Ploemeur qui a également retrouvé les joies d’une convocation en équipe de France. Un come-back qui le ravit.

« Ma sélection ? J’ai toujours continué à travailler même quand j’étais blessé, j’espère continuer et ne plus être stoppé. On est trois à avoir été appelé en Bleus, tant mieux pour le club et son image », a-t-il conclu, en toute sobriété. Sans faire de bruit, Yoann Gourcuff enchaîne les prestations réussies. Tant mieux pour l’OL et les Bleus. Pourvu que ça dure.

Source: Footmercato.net

jeudi 8 novembre 2012

EDF: Gourcuff et Payet rappelés contre l'Italie

Didier Deschamps a choisi la continuité et reconduit pour affronter l'Italie, mercredi prochain en match amical, le groupe qui est allé chercher le match nul en Espagne le mois dernier en y incorporant deux revenants, Yoann Gourcuff et Dimitri Payet. 

 Plutôt en vue depuis son retour de blessure il y a une huitaine de jours, le milieu de terrain de l'Olympique Lyonnais n'a plus joué en Bleu depuis un France-Islande datant du 27 mai. A l'époque, Yoann Gourcuff faisait partie de la liste des joueurs pré-sélectionnés par Laurent Blanc pour disputer l'Euro mais il n'avait finalement pas été retenu pour le voyage en Ukraine. 

"C'est vrai qu'il a eu une blessure qui l'a éloigné deux mois mais il est bien avec Lyon", a expliqué Didier Deschamps jeudi lors d'une conférence de presse. "J'ai envie de le voir dans le groupe avant les échéances importantes qui nous attendent en début d'année prochaine", a-t-il dit en pensant aux matches de qualification contre la Géorgie puis l'Espagne, à domicile en mars prochain. "Il a la capacité de jouer plus haut, plus bas et, surtout, une capacité à faire jouer les autres. C'est un élément qui peut être important pour l'équipe."

Source: Nouvel Obs/sport

Gourcuff-Malbranque: Une association de bienfaiteurs

Avec la venue de Bastia dimanche dernier, et avant le déplacement demain à Bilbao pour le compte de la quatrième journée de la phase de poules de la Ligue Europa, Yoann Gourcuff et Steed Malbranque ont offert un véritable récital technique. Un tandem est né et il faudra le suivre. Le football marche souvent par paire. Au fil de l’Histoire, il y eut ainsi Kopa-Piantoni, Di Stefano-Puskas, Pelé-Gerson, Platini-Giresse, Falcao-Socrates, ou bien encore Zidane-Del Piero. Plus près de nous, Yoann Gourcuff et Steed Malbranque ont démontré dimanche dernier qu’avec deux bons joueurs il n’y en avait jamais un de trop. On ne sait si l’association sera reconduite demain pour la visite tumultueuse de la cathédrale de San Mames à l’occasion de la quatrième journée de la Ligue Europa. En tout cas, un tandem est né. Rémi Garde le décrypte. 

Une référence dans le passé
Le coach commence par ouvrir une nouvelle page d’Histoire. « Je me souviens du France-Autriche de la coupe du monde 1982 où Michel Hidalgo n’avait pas aligné un milieu spécialement défensif avec Genghini, Tigana, et Giresse. Cette équipe pouvait paraître déséquilibrée, comme la nôtre d’ailleurs, mais je crois en l’état d’esprit pour compenser cela. Là-dessus, je n’étais pas très inquiet. Et lorsque l’égoisme ne vient pas s’en mêler, cela peut donner des choses intéressantes. Dimanche dernier, j’ai vu Yoann et Steed revenir. Licha aussi. » 

 La relation entre les deux 
« La relation technique est fondamentale dans le foot. Elle est liée à l’intelligence de jeu. Celle entre Gourcuff et Malbranque est bonne alors qu’elle n’a pas eu le temps de se bonifier. Elle ira en s’améliorant avec l’apport également de Gonalons. Elle ne me surprend pas. Les deux joueurs ne doublonnent pas. Ils sont même complémentaires. » 

 La trajectoire de Malbranque 
« Il m’épate ! Je n’ai pas pour habitude de m’enflammer, mais c’est super d’avoir un tel joueur. Depuis le début de la saison, il fait mieux jouer les autres. Il est très intelligent dans son placement et garde les bases du jeu. Par son attitude, il entraîne les autres. C’est un garçon simple et authentique. Ce sont deux valeurs volontiers galvaudées mais qui demeurent des garanties. Je le voyais aussi sur un côté comme à Lille, mais il a su se rendre indispensable dans l’axe. » 

La trajectoire de Gourcuff 
« Je ne suis pas étonné car avant sa blessure, il était déjà sur le bon chemin. Il nous permet de perdre moins de ballons. Il n’y a pas de déchet dans son jeu. Il sait qu’il doit s’améliorer dans les trente derniers mètres en prenant davantage de risques. Il faut lui laisser un peu de temps et ce qu’il fait depuis deux matches, c’est très bien. C’est un garçon différent de la saison passée. Il est mieux dans sa peau et a plus confiance dans l’environnement. Cela rejaillit sur son jeu. » 

 Qui est quoi ?
 « Je dirai que Malbranque est un numéro 8 à 70 % et un numéro 10 à 30 %. Et pour Gourcuff, j’inverserai. Encore que je reste persuadé qu’il peut jouer plus bas et intégrer ainsi plusieurs systèmes. » 

 Une base technique durable ? 
« C’est cette base technique que je souhaitais en début de saison. Mais je n’oublie pas Grenier. Dans des registres différents, j’ai aussi Fofana et Mvuemba et Ferri montre des choses intéressantes. La concurrence est là avec ses vertus. Je m’adapte à mon groupe et je tire profit des qualités que je vois à l’entraînement. » Celles, réunies, de Malbranque et de Gourcuff étaient prévisibles et sont devenues… très visibles.