samedi 12 février 2011

Lyon rugit de plaisir face aux Verts

Battus à l’aller (0-1) à Gerland, les Lyonnais avaient à coeur de venger l’affront samedi soir en déplacement à Geoffroy-Guichard et les joueurs de l’OL ont réussi leur mission en s’imposant 4 à 1. Pourtant, les choses avaient mal commencé pour les Rhodaniens, malmenés et vite menés au score après un but de Bocanegra (1-0, 13e). Les Verts dominaient nettement la rencontre et on se demandait comment l’Olympique Lyonnais allait pouvoir revenir au score, tant l’ASSE était maître de son sujet.

Mais sur leur première véritable occasion, les Lyonnais égalisaient grâce à Gomis, sur une relance manquée de la défense stéphanoise (1-1, 28e). Plus cruel encore pour les Verts, l’OL prenait même les commandes juste avant la pause, Bayal trompant involontairement Janot sur un corner de Gourcuff qu’avait repris Cris (1-2, 40e)


La second période était toute aussi spectaculaire, mais cette fois l’Olympique Lyonnais avait quelques arguments. Tentant le tout pour le tout afin de revenir au score, l’ASSE était à deux doigts de le faire, consécutivement à un centre de Payet, mais Rivière ratait la cible (53e). En se jetant à l’assaut du but lyonnais, les Verts se mettaient évidemment en danger sur des contres, mais c’est sur un dégagement de Lloris que Bastos, profitant d’une passe ratée de Bayal à son gardien, donnait un avantage décisif à Lyon (1-3, 69e). Et Saint-Etienne buvait même le calice jusqu’à la lie en encaissant un quatrième but signé Briand dans le temps additionnel (1-4, 90e). Dans les tribunes de Geoffroy-Guichard, Jean-Michel Aulas savourait son plaisir, José Mourinho, venu spécialement pour superviser l’OL, repartait lui avec des interrogations.

Source: Foot01

St Etienne-Lyon: Le résultat du match.



Source: Football.fr

St Etienne-Lyon: La composition de l'équipe lyonnaise.



Lloris – Réveillère, Cris (cap), Lovren, Cissokho – Toulalan, Källström, Gourcuff – Bastos, Gomis, Lisandro

Source: Foot01

Mourinho va superviser Y. Gourcuff et ses coéquipiers ce soir.

Le Real Madrid a annoncé sur son site internet que José Mourinho renonçait à la traditionnelle conférence de presse à la veille du match entre son équipe et l’Espanyol, dimanche soir en Catalogne. Le coach ne refuse pas de voir les médias, mais il ne sera tout simplement pas là et c’est son adjoint qui le remplacera. 

José Mourinho ne veut pas profiter d’un supplément de congés, mais il a pris l’avion afin de rejoindre la France où il assistera samedi soir au match entre l’AS Saint-Etienne et l’Olympique Lyonnais à Geoffroy-Guichard. L’entraîneur du Real Madrid a visiblement décidé de prendre très au sérieux le prochain match de Ligue des champions entre son équipe et l’OL au point d’aller superviser en personne la formation de Claude Puel.

Source: Foot01

Rocheteau donne des conseils à Gourcuff.

Dominique Rocheteau et Yoann Gourcuff n’ont pas joué à la même époque, mais les deux hommes ont de nombreux points communs et notamment cette discrétion presque maladive face à la grosse pression médiatique qui les entourait. Alors lorsque celui que l’on surnommait l’ange vert évoque le meneur de jeu de l’OL et des Bleus, qui vit une période délicate actuellement, ses paroles valent de l’or.

« Des conseils ? C’est facile à dire. C’est un joueur qui a une certaine sensibilité, qui a besoin d’être bien dans sa tête pour s’exprimer. A lui de prendre du recul, d’essayer de faire abstraction de tout ça », confie Dominique Rocheteau dans le Progrès. Ce dernier doit cependant espérer que le réveil de Yoann Gourcuff ne se fasse pas d’un seul coup samedi à Geoffroy-Guichard.

Source: Foot01

Bernard Lacombe : « Que Gourcuff se libère »

Le conseiller de Jean-Michel Aulas à Lyon, Bernard Lacombe, s’est exprimé au sujet de la grosse recrue estivale de l’OL, Yoann Gourcuff. Il estime que le joueur doit se libérer pour jouer son meilleur football.

Dans un entretien croisé organisé avec Dominique Rocheteau par le quotidien régional, Le Progrès, le cas Gourcuff est évoqué. Bernard Lacombe livre son avis sur le rendement de l’international français : « Gourcuff est moins influent que ce que l’on attendait, certes. Mais on va l’aider, on se parle. On a l’impression que chaque fois qu’il joue, il faut qu’il démontre quelque chose. C’est à l’entraînement qu’il va retrouver ses sensations. Et d’un seul coup, ça va revenir. Qu’il se libère le gamin ! » a déclaré le conseille du président Aulas.

Source: ParolesdeFoot

Yoann Gourcuff: A la recherche de la lumière.


Yoann Gourcuff se bat pour retrouver son niveau. Et si c’était pour ce soir ?

Le sujet n’est pas nouveau. Mais quand on s’appelle Yoann Gourcuff et que l’on a été transféré pour 22 millions d’euros, on est toujours dans l’actualité. Entre sa première saison bordelaise où il marcha sur l’eau, sa spectaculaire chute et sa remontée vers la lumière, le milieu de terrain lyonnais continue à poser question.
Quelle est sa valeur réelle?

Les héritiers de Kopa, de Platini et de Zidane sont légion et ils peuvent tous témoigner de la vacuité du procédé. On ne sait pas si Gourcuff s’inscrit dans cette lignée. Ce dont on est sûr, c’est qu’il provoque les commentaires les plus contradictoires et parfois définitifs. Il en va ainsi de sa prestation face au Brésil où des sifflets accompagnèrent sa sortie. On dira que sa production fut globalement encourageante. On le vit disponible et soucieux de porter le danger. « Yoann a été agressif et volontaire, soulignera Claude Puel. Il essaie de provoquer des choses et est forcément dépendant d’une équipe qui, à un moment donné, perdit la maîtrise. On l’a ensuite retrouvé. Il continue de progresser et s’en donne les moyens. »


Le côté obscur tient dans cette sorte de neutralité qui s’attache à ses basques et à sa difficulté à faire la différence sur quinze mètres. Gourcuff n’a pas recouvré la plénitude de ses moyens physiques. C’est une évidence. « Il s’est fait déglinguer à Schalke et Ciani et Diarra lui mirent des tampons l’autre jour à Gerland, souligne Jean-Michel Aulas. Si on attend toujours plus de joueurs exceptionnels, on ne peut pas dire qu’il soit ménagé. Quand il était contre nous, ses fautes étaient sifflées et ça m’énervait ! »

Seul l’avenir soufflera une réponse sur le niveau d’un joueur qui ne demande qu’une chose : être justement un joueur et non un produit de mode surfant sur les publications les plus variées. Cette dichotomie rejaillit forcément sur la performance sportive et le mystère s’épaissit.
Quel est le bon système de jeu ?

Les anti-Puel ont tôt fait d’expliquer la méforme de Gourcuff par un schéma tactique qui ne correspond pas à ses qualités. Depuis maintenant de nombreuses semaines, Claude Puel décline son équipe en 4-3-3 avec Gourcuff milieu droit comme pouvait l’être Juninho à son époque. Aussi bien contre Lorient que face à Bordeaux, pour ne reprendre que les plus récentes rencontres, la copie a été plutôt consistante et tendrait à prouver que Gourcuff peut s’adapter à ce système. Ce n’était pas celui du Bordeaux de Laurent Blanc où l’ancien Milanais évoluait soit derrière les deux attaquants dans un milieu en losange soit derrière une pointe. Ce fut le cas mercredi dernier contre le Brésil et il n’y eut pas d’effet magique. Pour continuer sur le thème tactico-tactique, il existe l’option Gourcuff milieu axial aux côtés, par exemple, de Toulalan dans un 4-4-2 avec des joueurs de couloir qui peuvent être Bastos, Delgado, Pied, ou bien encore Briand.
On n’en est pas précisément là. Le plus simple à propos d’un joueur à la recherche de lui-même est peut-être bien qu’il enchaîne les matches agrémentés de quelques bonus. Comme par exemple ce soir ?
Source: Le Progrès

vendredi 11 février 2011

France-Brésil: 8 millions de téléspectateurs.

L’Équipe de France inauguré son année 2011 ce mercredi avec une affiche de rêve face au Brésil. La rencontre, diffusée sur TF1, s’est largement placé en tête des audiences de la soirée.

Hier en direct du Stade de France, le match événement qui opposait la France au Brésil a rassemblé 8 millions de téléspectateurs pour une part d'audience de 33% sur les individus 4 ans et plus (*).

Le match réalise une très belle performance sur la cible des hommes 15-49 ans avec 48% de part d'audience.

A la fin de la rencontre, plus de 9 millions de téléspectateurs ont assisté à la victoire des Bleus 1-0 grâce au but de Karim Benzema.

TF1 est donc très largement leader de la soirée devant France 3 et son magazine Des racines et des ailes (3 632 000 téléspectateurs, soit 14.1% de part d’audience) qui li même talonne Demain je me marie, téléfilm humoristique de M6 (3 562 000 téléspectateurs pour 13.9% de part d’audience).

Malgré l’affiche, la rencontre n’a pas battue le record d’audience de la saison détenue par la rencontre France - Luxembourg, du 13 octobre dernier, qui avait rassemblé près de 9,4 millions de téléspectateurs.

Source: Blog Foot Média

Gourcuff : et si Nasri lui manquait ?



Yoann Gourcuff possède, comme chacun de nous, des qualités et des défauts. Il est une globalité d'homme qui, en certaines circonstances, parvient à s'exprimer et qui, en d'autres, plus difficiles à gérer, se heurte à des obstacles. Pour tout dire, il ne me paraît pas épanoui en ce moment, ce qui nuit à ses performances sportives.


Bien que sensible à sa personnalité et à sa quête d'absolu, il me semble que le joueur Gourcuff n'a pas retrouvé le rayonnement qui fut le sien il y a deux ans. Son activité sur le terrain est trop rarement efficace, son jeu trop latéral et ses prises de risques trop peu fréquentes : illustration en a été une nouvelle fois donnée mercredi contre le Brésil. Dans un milieu où il avait carte blanche, son influence sur le cours des événements fut quantité négligeable et, hormis une belle déviation en début de match pour Benzema, il ne pesa d'aucun poids réel.

Il ne méritait pas les sifflets du Stade de France

Méritait-il, pour autant, les sifflets qui accompagnèrent sa sortie du Stade de France à la 86e minute ? Non, car il n'est tout de même pas à jeter aux chiens ! Ces réactions hostiles traduisaient l'incompréhension du public, au pire, le début d'une relation tendue avec lui. Mais il a davantage besoin de soutiens, au pluriel, que d'admonestations.

En dépit des encouragements répétés de Laurent Blanc, Gourcuff n'apparaît pas à l'heure actuelle comme l'impulseur idéal d'un courant rénovateur. Pas lui seul, en tout cas. La présence de Samir Nasri à ses côtés, en équipe de France, le déchargerait des responsabilités majeures qu'il peine à assumer, et lui ouvrirait des perspectives nouvelles. Leur association technique contre l'Angleterre (photo Presse-Sports) fut, rappelons-le, prometteuse. N'ayant pu être reconduite face au Brésil suite à la blessure du joueur d'Arsenal, il me tarde de les revoir à l'oeuvre ensemble. Car je reste persuadé qu'avec Nasri, Gourcuff se bonifierait.


Source: France football.

jeudi 10 février 2011

France-Brésil: Pierre Ménès monte au créneau...


Je lis votre prose depuis ce matin, et je ne vous cache pas qu'à l'heure où j'écris ces lignes, je suis saisi d'un sentiment d'agacement assez prononcé. Si je relis les coms avant le match, la plupart d'entre vous promettaient qu'avec le Brésil, on allait se prendre une bonne branlée qui allait nous calmer. Maintenant que le match a eu lieu et que le résultat est tombé, j'en vois faire la fine bouche et insister sur le fait que le Brésil a joué à 10 pendant plus d'une mi-temps.

Oh les gars, réveillez-vous ! Que je sache, il y avait un consensus général sur le fait que l'attentat de De Jong sur Xabi Alonso en finale de la Coupe du Monde valait un rouge. Là, Hernanes sur Benzema c'est exactement la même. Ou alors il y a un point de règlement qui stipule qu'on n'a pas le droit de mettre un rouge en amical ? Ca m'aurait échappé, alors... Ce que je veux dire, c'est que ce rouge est mérité, mais surtout qu'il n'a pas été distribué pour faire plaisir aux Bleus.

Si les Brésiliens ont fini à 10, ils ne le doivent qu'à ce fait de jeu justement sanctionné et certainement pas à un quelconque parti-pris de la part d'un arbitre - l'Allemand Wolfgang Stark - qui n'est pas tout à fait le premier venu puisqu'il officie depuis dix ans en Ligue des Champions et a participé à la dernière Coupe du Monde. Cette expulsion a facilité la victoire des Bleus, on est d'accord. Mais étant parfaitement justifiée, elle n'a pas "faussé" le résultat.


La chèvre et le Footix

Au rayon des satisfactions côté français, j'ai relevé pas mal de choses. D'abord la solidarité entre les joueurs. On sent vraiment que les mecs ont envie de se dépouiller les uns pour les autres. J'ai vu Malouda et Benzema défendre, j'ai vu Sagna et Mexès attaquer, M'Vila se projeter le plus souvent possible vers l'avant... Bref, dans sa globalité cette équipe m'a plu. Même après ce début de match compliqué, quand les Brésiliens confisquaient le ballon, elle ne s'est jamais désunie, n'a jamais paniqué. Et a fini par rapidement desserrer l'étau.

Au milieu, le trio M'Vila-Diarra-Gourcuff a largement soutenu la comparaison. Et puis il y a cette charnière. Cet attelage Mexès-Rami imposé par Blanc qui a soulevé beaucoup de questions au départ mais qui justifie, au fil des matchs, cette confiance du sélectionneur. Rami ne fait pas jusqu'ici une saison phénoménale avec le LOSC, mais sous ce maillot bleu il se bonifie. Mexès lui, tient enfin son match-référence avec cette prestation de classe mondiale qui efface définitivement le souvenir de son naufrage autrichien.

Même constat pour Benzema, dont la seconde mi-temps est sans aucun doute sa plus aboutie en équipe de France. Reste le "dossier Gourcuff". Je vois que vous me reprochez de lui avoir mis 7 dans les notes. De toute façon en ce moment, si on ne dit pas que Gourcuff est une chèvre surcotée, on devient de facto un Footix de la pire espèce. Pour avoir passé la soirée d'après-match avec la moitié des titulaires, je peux vous dire qu'ils étaient tous d'accord avec moi sur la prestation du Lyonnais.

La page Knysna est tournée

Alors c'est clair qu'il ne respire pas la confiance totale dans son jeu. Pas étonnant vu ce qu'il prend dans la gueule depuis six mois, entre les déclas de Maldini et ce procès à charge mis en scène par L'Equipe, avec portrait de repris de justice sur huit colonnes à la Une. Vous avez le droit de l'avoir trouvé mauvais. Moi de ce que j'ai vu depuis ma tribune du SDF, je l'ai trouvé bien. Plus dans un rôle de 8 que de 10, encore une fois. Mais c'est aussi l'organisation de l'équipe qui veut ça. En tout cas, je pense qu'il faut vraiment arrêter de s'acharner sur un garçon qui n'a rien fait pour mériter ça.
En disant ça, je pense aux coms que j'ai pu lire sur le blog, mais je vise surtout ce pauvre public du Stade de France et ces quelques troupeaux de débiles qui le composent en partie. L'ambiance est à l'image de ce stade où les spectateurs sont loin de tout : glaciale. En fait, ce public ne sait faire que trois choses. 1. Faire la Ola au bout de 10 minutes de jeu. 2. La fermer. 3. Siffler. Il y a eu plusieurs moments où ça sifflait sévère simplement parce que les Bleus tenaient le ballon et repassaient par l'arrière pour réorienter le jeu de l'autre côté. A 1-0 face au Brésil !

C'est vrai que c'est arrivé tellement souvent ces dernières années qu'on batte des équipes de ce calibre.... Pfff, je n'ose même pas imaginer ce qu'on aurait entendu si on avait poussé comme des dingues pour en planter un deuxième et qu'on s'était pris un contre et une égalisation à 1-1. "Ouais, aucune gestion du résultat", "Savent pas tenir un score..." En ce qui me concerne, avec cette 5e victoire consécutive la page Knysna est définitivement tournée. Maintenant, il faut juste les lâcher avec ça. Et j'espère qu'à l'avenir, cette équipe méritante, enthousiaste et perfectible aura le public qu'elle mérite. Pas sûr que ce soit au Stade de France...

Source: Le blog de Pierrot