dimanche 27 mars 2011

Luxembourg-France: Analyse des cahiers du football.


Plus homogènes que géniaux, loin s'en faut, les 11 Bleus sont restés sur le terrain jusqu'au bout en guise de pénitence. Revoyons leur match.

M'vila a occupé une zone de soixante mètres de large devant la défense (et parfois dans la défense) en touchant un nombre record de ballons. Maître et étalon, il a facilement pris la mesure des adversaires qui se présentèrent devant lui (entre 1m76 et 1m82). Il fait Alou et Lassana Diarra à lui tout seul – en levant la tête. Allez, juste un coup franc concédé en fin de match à la limite de la surface.


Dans une zone intermédiaire, Gourcuff a confirmé son taux actuel de déchet, mais sa contribution positive a été plus significative. Il est ainsi dans le coup de plusieurs actions tranchantes: combinaison précédent le tir de Sagna (40e), ouverture en profondeur pour ce dernier (45e+1), récupération et lancement de Benzema (45e+2), amorce de contre 88e). Plus discret en seconde période, mais buteur avec cette volée pas très orthodoxe (pas vilaine non plus).


Meneur d'attaque, occupant une zone majoritairement axiale, Nasri a peiné à se donner de l'air et à créer des brèches, alors il s'est rendu utile dans les petits espaces et a eu le mérite d'exécuter le coup franc de l'ouverture du score. Terne par rapport à ses précédentes apparitions.


Assigné à résidence sur le côté droit, Ribéry n'a pas souvent fait sonner son bracelet électronique – il faut dire qu'il était marqué de près par ses propres coéquipiers dans une zone très dense. Des débuts difficiles, à l'image de ses deux premières tentatives de percussion (un grand pont de Tancarville assorti d'une simulation et un dribble-empalement) pour une première période très terne. À la minute où il passe à gauche (la 70e), il combine avec Évra, s'enfonce et obtient un bon coup franc. Il enchaîne avec le débordement rageur qui précède le second but. C'est encore lui qui offre une passe de but à Malouda (77e) et trouve enfin une position de tir après une belle ouverture de Mexès (87e). Il a même réussi à réveiller Benzema.


Malouda a obtenu des coups francs, a bien exécuté les corners à droite et a raté tout ce qu'il voulait devant le but. Son activité a décliné: on a cru qu'il avait été remplacé dans le dernier quart d'heure, mais en fait, il avait permuté avec Ribéry.


Pas toujours bien servi par les autres, Benzema ne l'a pas été beaucoup mieux par lui-même: il a mal exploité ses occasions, à l'image du duel raté face au gardien après avoir joliment effacé le défenseur (42e). Il est encore contré au premier poteau sur un centre de Nasri (45e+2), et dévore une occasion en expédiant le ballon hors du cadre (66e), avant de voir une jolie reprise enroulée passer du mauvais côté du poteau (87e).


Source: Les cahiers du football (l'intégralité de l'article ICI )

Bleus. Abondance de biens peut parfois nuire


Laurent Blanc n'a pas encore trouvé sa courroie de transmission idéale. Son idée d'associer Malouda et Ribéry sur les ailes, Nasri et Gourcuff dans l'axe, avec un M'Vila première rampe de lancement comme l'est si bien Xavi Alonso avec l'Espagne, n'a pas satisfait vendredi soir. L'opposition était pourtant idéale, avec un mur luxembourgeois dont la seule envie était de ne pas franchir la ligne médiane. Face à un tel bloc, mieux vaut jouer court et favoriser les duels, les dribbles. Pourtant, malgré des cartes de visite que l'on n'a plus à relire, malgré un mélange intéressant d'expérience et de jeunesse, ni Ribéry, ni Gourcuff, ni Nasri notamment n'ont amené ce qu'on attendait d'eux, la touche technique supplémentaire qui aurait amené les décalages désespérément attendus par Benzema.


La relation entre Gourcuff et Ribéry existe depuis les débuts du Lyonnais en bleu, en août 2008. Elle a été intéressante, notamment en Roumanie en octobre 2008 (un but chacun), voire en Lituanie en mars 2009 quand Gourcuff a offert le but de la victoire à Ribéry. Elle s'est peu à peu évaporée, entre les blessures du Munichois, sa suspension et les méformes de Gourcuff.


La relation entre Gourcuff et Nasri ne date pas d'hier. Ils étaient déjà associés en Espoirs, et les Suisses notamment s'en souviennent encore (4-0). Les deux hommes ont la technique individuelle nécessaire à orienter le jeu de l'équipe, ils sont complémentaires, d'autant mieux qu'ils ne se marchent pas sur les pieds au même poste. Gourcuff peut redescendre d'un cran, Nasri se déporter sur une aile, la relation n'en souffrira pas. Elle a simplement besoin d'être consolidée, née avec des promesses en novembre dernier en Angleterre, et répétée vendredi soir.


Ribéry et Nasri, eux, ne se connaissent pas encore assez pour évoquer une relation sur le terrain. Le Gunner privilégie pour l'instant sa complicité avec Benzema, on l'a vu vendredi. Mais le choix de Laurent Blanc d'aligner tous ces hommes au même moment n'est pas fortuit. À quelque chose près (le retour d'Abidal, surtout), on peut même penser que le sélectionneur français n'est pas loin de son équipe sinon type, en tout cas idéale. Il ne manque aux rouages tricolores qu'à mieux se connaître, dans un climat on l'espère apaisé, afin de prendre les repères indispensables : Xavi et Iniesta n'ont pas commencé à jouer ensemble, pour l'Espagne, hier seulement...


Source: La dépêche.

EdF : Ribéry revient sur sa relation avec Gourcuff


Pour son retour en équipe de France, Franck Ribéry avait tenu à mettre les choses au point en conférence de presse en début de semaine. Faisant son mea culpa, le feu-follet en avait par ailleurs profiter pour régler ses comptes avec Yoann Gourcuff, lui reprochant de ne pas avoir démenti publiquement les supposées tensions entre les deux hommes.


Au micro de Téléfoot, le joueur du Bayern Munich a avoué avoir discuté de la situation avec le Lyonnais : « J’ai bien discuté avec Yoann, ça s’est super bien passé. Je lui ai simplement posé la question comme je l’avais dit en conférence de presse. Apparemment il l’avait fait mais comme j’étais à l’étranger je n’avais pas suivi. Il n’y a jamais eu de problèmes avec Yoann Gourcuff. Je préfère maintenant gagner des choses en équipe de France avec Yoann ». Voilà qui est dit !

Source: FootMercato.net

samedi 26 mars 2011

Luxembourg-France: Le but de Yoann Gourcuff.


Puel : « Gourcuff est à l’OL pour 5 ans, soyons patients »


Invité d’OL-TV, Claude Puel est revenu sur le sujet qui agite l’Olympique Lyonnais et ses supporters, à savoir le rendement insuffisant de Yoann Gourcuff depuis qu’il a rejoint le club de Jean-Michel Aulas l’été dernier. Pour l’entraîneur de l’OL, l’ancien bordelais a de très nombreuses circonstances atténuantes et le temps finira par prouver qu’il n’a rien perdu de son talent. En attendant, Claude Puel espère que la pression mise sur Yoann Gourcuff va s’atténuer.

« Il faut défendre Yoann car comme dans toutes les critiques, il y en a de trop. Après, ça dépasse le cadre du joueur, il n'y a plus d'objectivité. Quelquefois c'est vraiment injuste. Yoann doit encore passer par des étapes et appréhender encore mieux son environnement et l'environnement de l'OL. Il y a un intérêt médiatique important ici, tout est décortiqué, exposé. Il a une image positive, une notoriété phénoménale alors que c'est un garçon très réservé timide, qui n'aime pas trop les sollicitations médiatiques et publiques. Yoann est comme de nombreux joueurs qui adorent le foot, adorent s'exprimer sur le terrain, mais si on pouvait leur éviter le travail de représentation, ils ne s'en porteraient que mieux. Mais malheureusement il faut vivre avec, c'est le métier. Il faut grandir et accepter de se livrer un petit peu. Mais il faut aussi comprendre que Yoann est ici pour cinq ans et il faut lui laisser le temps de s'exprimer. Soyons patients. Car il n'a pas eu à digérer que son transfert à l'OL, il a vécu quelque chose de pas facile à Bordeaux. Les six derniers mois de la saison ont été durs. Et puis il y a eu la Coupe du monde....», explique Claude Puel, toujours aussi décidé à défendre son meneur de jeu face aux critiques.

Source: Foot01

Bleus : Rami au secours de Gourcuff.


Une nouvelle fois très critiqué après sa prestation lors de Luxembourg-France (0-2), Yoann Gourcuff a été vivement défendu par Adil Rami.

Pourtant buteur avec l’équipe de France face au Luxembourg (0-2), Yoann Gourcuff n’a pas échappé à la vague de critiques qui s’abat sur lui depuis le début de saison maintenant. Mais le défenseur central des Bleus, Adil Rami, s’est porté au secours du milieu de terrain lyonnais. « Même s’il est parfois critiqué, il demeure un joueur décisif, a martelé Adil Rami. Il l’a encore prouvé sur ce match en marquant ce second but. Cela va lui donner un peu plus de confiance. C’est un joueur important de notre équipe. Il a cette faculté à faire changer le cours d’un match. » Une belle marque de soutien et sur le fond, le défenseur lillois n’a pas vraiment tort puisque Yoann Gourcuff est le second international, derrière Karim Benzema, le plus efficace sur les cinq derniers matchs, avec trois buts. Mieux, il a inscrit ces trois buts lors des trois derniers matchs officiels. Dans le jeu, en revanche Gourcuff est nettement moins efficace et ça, ça fait plus de cinq matchs que ça dure.

Source: Le 10sport

EdF : Blanc refuse de cibler Gourcuff.


Laurent Blanc a beau avoir aligné une équipe très offensive, il n'a vu que très peu de beaux mouvements hier soir. En conférence d'après-match, il a tiré les enseignements de cette rencontre un peu terne.

Samir Nasri n’hésitait pas à le dire hier, la rencontre entre la France et le Luxembourg n’a rien de glamour. C’était vrai sur le papier, ce fut malheureusement également vrai sur le terrain. Si les Bleus n’avaient rien à craindre sur le plan défensif, on attendait beaucoup d’eux dans l’animation offensive, d’autant plus que Laurent Blanc avait aligné 5 hommes capables de créer du jeu. Et au final, c’est la déception qui l’emporte. Un constat partagé par le sélectionneur national.

« C’est vrai, dans la percussion, dans l’animation offensive, on n’a pas été brillants », a concédé Blanc lors de la conférence d’après-match. L’ancien entraîneur bordelais a livré son analyse de la rencontre et a refusé que le débat se focalise sur Yoann Gourcuff, qui, s’il a marqué le deuxième but, n’a pas convaincu. « Mais si vous avez vu qu’il n’y avait que lui qui ne servait pas à grand-chose, je vous dis qu’il y en avait d’autres. Il ne faut pas se focaliser toujours sur les mêmes. Faisons une analyse claire : on a eu un problème dans l’animation offensive. On avait beaucoup de joueurs offensifs, et ils sont trop souvent revenus chercher le ballon derrière. Mais l’animation offensive, ça peut aussi être les latéraux qui dédoublent, chose qu’on a très peu faite. Dans un petit périmètre, j’estime que ces joueurs, avec les qualités qui sont les leurs, auraient pu être plus performants. Voilà une analyse complète, et pas simplement une analyse sur Yoann Gourcuff », a répliqué Blanc.

Forcément, il a été amené à commenter les prestations des deux revenants, Patrice Evra et Franck Ribéry. « Leur début de match a été un peu timide, à l’image de l’équipe, il y avait un peu de fébrilité. Après, je pense qu’ils sont entrés dans leur propre match, et cela a été beaucoup mieux », a-t-il affirmé. Toutefois, une chose a sauté aux yeux : dès qu’il a permuté avec Malouda et qu’il s’est retrouvé à gauche (en deuxième mi-temps), Ribéry s’est montré bien plus tranchant. Blanc l’a constaté, tout en regrettant que les permutations ne se soient pas effectuées plus tôt dans la rencontre.

« Je le dis, je le répète, je connais les préférences de mes joueurs, mais j’ai aussi un souci collectif. On ne peut pas faire n’importe quoi. Moi, ce qui m’intéresse, c’est l’équilibre collectif, d’autant que rien n’oblige de rester aux postes qui sont définis au coup d’envoi durant tout le match. Il n’est pas interdit de permuter. Cela avait été mis en place dans la semaine, il a fallu préciser (durant la rencontre) à certains joueurs qu’on pouvait le faire », a-t-il raconté. On peut imaginer sans problème que Ribéry souhaitait faire profil bas et se contenter de l’aile droite, contrairement au comportement qu’il affichait à la fin de l’ère Domenech.

Pas vraiment satisfait de l’animation offensive, Laurent Blanc a par contre salué la prestation de Philippe Mexès, sans conteste le meilleur Bleu hier soir. « Je ne suis pas déçu de cette soirée, et il y a aussi des satisfactions, comme le match de Philippe Mexès. » Espérons désormais que le secteur offensif soit à l’honneur mardi face à la Croatie.

Source: Footmercato.net

vendredi 25 mars 2011

Luxembourg-France: Les notes des joueurs français


Comme au match aller, la France dispose du Luxembourg sur le score de 2 buts à 0. Dominateurs, les hommes de Laurent Blanc ont toutefois peiné pour s'imposer face à de valeureux adversaires. La France assure l'essentiel en s'imposant au Luxembourg en qualifications pour l'Euro 2012. Avec 12 points, les Bleus gardent la tête de leur groupe.




Mexès (7) : très présent, surtout dans les airs, le Romain a une nouvelle fois été rayonnant. Logiquement, c’est donc de la tête qu’il s’est distingué en reprenant victorieusement un coup franc de Nasri (28e). Positionné très haut, il est souvent allé chercher son attaquant jusque dans la moitié de terrain adverse, dépassant parfois M’Vila, pour couper tout contre.

Lloris (5,5) : avec une équipe luxembourgeoise attaquant avec un seul buteur, le Lyonnais n’a pas eu énormément de travail. Il s’est simplement contenté de répondre présent sur les chandelles lointaines adverses.

Sagna (6,5) : souvent critiqué pour son faible apport offensif en sélection, le Gunner a rectifié le tir ce soir. Bien en jambe, il a multiplié les bons centres (7e, 19e). Plus en verve qu’Evra en première période, il s’est même permis d’être l’auteur de la première frappe cadrée de son équipe (40e). Performant, il a cependant manqué parfois de spontanéité en refusant de centrer en première intention.

Rami (6,5) : le Lillois n’a pas été très sollicité pour des interventions décisives, mais il n’a pas freiné son engagement pour autant. Souvent recadré par Jean-Louis Gasset, le futur Valencian a fait de nombreuses fautes parfois inutiles. Heureusement pour lui, la faiblesse adverse sur coup de pied arrêté n’a pas causé de dommages. Solide, il manque le but du break sur un corner de Malouda (65e).

Evra (5,5) : face à une équipe bien regroupée, il n’a pas souvent pris son couloir pour créer le décalage en première période. Plus en verve au retour des vestiaires, il a surtout profité de l’usure adverse et du deuxième but des siens pour avoir plus d’espaces et combiner.

M’Vila (7) : unique milieu récupérateur, le Rennais a parfaitement rempli son rôle. Présent physiquement, il a multiplié les courses et navigué sur toute la largeur du terrain pour aller gratter des ballons. Très mobile, il a également aimanté le cuir (+ de 100 ballons touchés à l’heure de jeu). Précis dans ses transmissions, il n’a certes pas été mis en danger, mais il a été l’un des seuls à donner un sentiment de fluidité dans son jeu.

Gourcuff (5,5) : un début de match difficile. Positionné aux côtés de M’Vila, le Lyonnais a commencé par perdre un bon nombre de ballons. Peu de passes vers l’avant, peu adroit sur coups de pied arrêtés, il laisse d’ailleurs Nasri tirer celui qui est à l’origine de l’ouverture du score (28e). En seconde période, il va alors tenter sa chance en évoluant un cran au-dessus. Un choix non payant, mais il sauve son match en faisant le break d’une superbe reprise acrobatique à ras de terre (72e).

Ribéry (5,5) : sur son côté droit, le Munichois a eu du mal à faire la différence. Comme ses coéquipiers d’attaque, il s’est souvent heurté au bloc défensif luxembourgeois lors des 45 premières minutes. Peu inspiré dans ses passes, il laisse même la vedette à Sagna. S’il parvient tout de même à envoyer Malouda seul face au but (39e), il devra attendre la baisse de régime adverse et le second but français pour se mettre plus en avant. Revenu sur son côté gauche fétiche en fin de match, c’est son centre mal renvoyé par Joubert qui amène le but de Gourcuff.

Nasri (5,5) : promu capitaine, le Gunner a mis du temps à se montrer décisif. Face au bloc adverse très resserré, les espaces étaient quasi inexistants. C’est donc sur coup franc que l’ex-Marseillais s’est distingué. Passeur décisif pour Mexès (28e), il est souvent venu combiner sur le côté droit avec Sagna, Ribéry et Benzema. Des initiatives qui n’ont cependant pas permis de créer énormément de danger.

Malouda (5,5) : assez discret en début de partie, il manque toutefois d’ouvrir le score à la 19e sur un centre Sagna, ainsi que la balle de break à la 39e sur un caviar de Ribéry. Souvent signalé hors-jeu, il a, à l’instar d’Evra, su se montrer plus incisif dans ses débordements en deuxième période. Mais s’il a multiplié les raids, Benzema n’a pas eu pour autant de nombreuses munitions à se mettre sous la dent.

Benzema (5,5) : souvent entouré de quatre joueurs, le Merengue n’a pas été en réussite. Cible de longs ballons en début de rencontre, il a rarement pu se mettre en position de tir. Et quand il l’a été (41e, 78e, 87e), ses tentatives ont soit été déviées de justesse par un défenseur, soit ont flirté avec les poteaux. Souvent pris lui aussi au piège du hors-jeu, l’ex-Gone avait l’envie, mais seul face à autant de défenseurs sa tâche n’a pas été simple.


Source: FootMercato.net

Luxembourg-France: Détail des buts.


Source: Football.fr

Luxembourg-France: Résultat du match.


Source: Football.fr